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"Si tu savais le don de Dieu" (Jn 4, 10)

Samaritaine

Quelques points de repères pour l’Évangélisation des Jeunes

Lisez l'Évangile de la Samaritaine en cliquant ici.

C’est la parole de Jésus à la Samaritaine... C’est sans doute la parole de Jésus aux jeunes de notre temps, qui pour la plupart ignorent tout du don de Dieu. Ils sont comme la Samaritaine… Ils manquent d’eau. Ils veulent prendre comme elle de l’eau au puits… Or, Jésus va parler non de prendre mais d’accueillir… de s’ouvrir à un don… Dieu n’est jamais l’aboutissement d’une conquête, d’une invention mais le fruit d’une découverte… Cette découverte, suppose une intériorité, une réconciliation avec soi-même, l’accueil d’une présence vécue comme un don.

1 – La rencontre de Jésus et de la Samaritaine : Jn 4,1-26

-        Une femme de Samarie : On ignore son nom. A la différence de Nicodème dans le texte précédent, elle rencontre Jésus par hasard. Elle est étrangère à la culture et à la foi de Jésus. Tout les oppose : Une femme/un homme – Un juif/Une Samaritaine – Une foi différente. Or, Jésus ne se laisse pas enfermer dans ces catégories… C’est lui qui ose exprimer sa fatigue et qui s’adresse à cette femme. Il n’arrive pas en positon de force.

Pour nous : la différence n’est pas un obstacle… Notre fragilité, nos faiblesses peuvent être chemin de rencontre et d’évangélisation.

-        Elle vient pour puiser de l’eau : A la fois, c’est le geste le plus quotidien et le plus important pour cette femme. Le puits est le symbole de la vie dans la bible mais aussi de l’amour humain et de l’alliance entre Dieu et son peuple (la loi d’alliance). Or, cette femme est en rupture avec beaucoup de ces aspects, que ce soit au niveau de sa quête affective comme de sa vie spirituelle.

      L’eau est aussi le symbole de la soif c'est-à-dire du désir. L’être humain a faim de biens mais il a soif de considération et de dignité. Cette femme vient le midi car il n’y a personne. Sa vie relationnelle est aussi fragile que sa vie affective. Elle a soif d’être aimée pour elle-même et non pour sa beauté éphémère ou son pouvoir de séduction.

Pour nous : il y a au cœur de tout être humain une authentique soif de reconnaissance. Au niveau des jeunes : « Pour être soi, il faut être comme les autres ». Il suffit de regarder le poids des marques de vêtements. La tyrannie de la majorité est lourde à porter. L’autorité d’un groupe est bien plus forte que celle des parents ou des professeurs, surtout à l’âge de l’adolescence. Mais au fond d’eux-mêmes, il y a une soif d’authenticité.

-        Donne-moi à boire, lui dit Jésus. La Samaritaine était venue pour prendre. Or elle est capable de donner. Dans ce texte d’Évangile, le terme qui revient le plus souvent c’est celui de donner… le don. Cette femme va dire à Jésus ses préoccupations les plus quotidiennes. Ce quotidien qui pour elle n’a pas de sens. La banalité de sa vie la déçoit. Elle était en quête d’un grand amour et même là, c’est la déception suprême.

Et nous : Nous avons plus de moyens de vivre qu’autrefois mais sans doute moins de raisons de vivre. Nos contemporains sont en quête de sens devant la banalité du quotidien. On vit dans le zapping, pour l’immédiat, pour les vacances… Combien de jeunes semblent aussi déçus par la vie. Et pourtant, Jésus ose dire : Fais le don de toi-même… offre-moi ce désir de vivre… et même tes déceptions… tes échecs, au lieu de t’épuiser à vouloir être comblé à tout prix par une multitude d’aventures.

-        Si tu savais le don de Dieu.

Jésus ne s’impose pas. Il éveille le désir de cette femme d’être reconnue dans sa dignité. Elle est aimée de Dieu au-delà de ses blessures, de ses infidélités, de la banalité de sa vie. Elle a du prix aux yeux du Père. Elle est pleinement fille de ce Père qui l’aime depuis toujours et qu’elle ignore.

Si tu connaissais celui qui te demande à boire, dit Jésus. Le don de Dieu est lié à la personne de Jésus. Or, la Samaritaine s’est refermée sur elle-même… Elle a perdu confiance en elle, dans les autres, en Dieu. Et voilà que Jésus a réveillé en elle le désir profond de vie. Elle ajoute : « Donne-la moi de cette eau que je n’aie plus soif et ne revienne plus ici pour puiser. » Elle passe de la dure réalité du quotidien au rêve le plus insensé : « Que je n’aie plus soif. » Jésus n’est pas insensible à son rêve mais il veut surtout répondre à son désir profond de vie qui l’habite.

Et nous : Devant les épreuves de la vie et les déceptions, il nous arrive de nous refermer sur nous-mêmes… de désespérer des autres et combien plus encore de Dieu. Les jeunes eux-mêmes voient leurs rêves s’anéantir au point qu’ils préfèrent la résignation et renoncent à toute confiance en Dieu, dans les autres, en eux-mêmes. Jésus nous dit : « Si tu savais le don de Dieu. » Comment accueillir ce don au lieu de fermer nos cœurs

-        « Crois-moi », dit Jésus.

Peu à peu, la Samaritaine va grandir dans la confiance et elle pourra la donner totalement à Jésus. C’est ainsi qu’elle deviendra une authentique femme de foi et même un témoin de la foi dans son village. Elle a pu enfin être elle-même devant Jésus. Elle a pu exprimer sa déception devant la dure réalité de la vie. Elle avait cru à la vie, à l’amour, au bonheur. Il y a au fond d’elle-même une soif d’eau vive et en même temps, une parole de vérité. « En cela, tu dis vrai » ajoute Jésus. Et même au niveau de sa quête spirituelle, Jésus l’invitera à adorer Dieu « en esprit et en vérité ». Cette lumière qu’elle cherche, c’est le don de l’Esprit. La foi est don de Dieu. Oui, tout son être a soif d’amour absolu. Elle a soif d’adorer le vrai Dieu… Jusqu’alors elle n’a fait qu’adorer des subterfuges qui l’ont déçue…

Et nous ? Au cœur du désert spirituel que traverse l’Occident et en particulier les jeunes générations ; il y a sans doute une authentique soif d’adorer le vrai Dieu… le Dieu de vie. La quête de bonheur de tant de jeunes n’est pas étrangère à cette soif spirituelle. N’hésitons pas à leur faire rencontrer des témoins de l’absolu… des hommes et des femmes qui ont donné leur vie pour le Christ… Finalement, ils ont soif de rencontrer le Christ qu’ils ignorent. A l’occasion des JMJ 2005, le Pape Jean-Paul II disait aux jeunes : « Chers Jeunes, l’Église a besoin de témoins authentiques pour la nouvelle évangélisation : des hommes et des femmes capables de communiquer cette expérience aux autres. L’Église a besoin de saints. »

2) Une pastorale de la présence et du témoignage

On n’évangélise que ceux qu’on aime… ceux pour lesquels on est prêt à donner sa vie. Je vous rappelle simplement la devise de Don Bosco s’adressant aux jeunes : « J’ai confiance en toi. Je t’aime tel que tu es. J’espère en toi. » Il s’agit d’aimer ces jeunes qui ne sont pas aimables tous les jours. L’amour dont parle saint Paul c’est l’Agapé de Dieu : c’est l’amour Trinitaire. Dieu est communion dans la différence et l’Agapé de Dieu est le fruit de cette communion. C'est-à-dire que pour nous, c’est une communauté qui révèle Dieu… c’est une communauté qui aime ces jeunes. On n’évangélise jamais seul. On n’éduque jamais seul. En même temps, la patience est la délicatesse de l’amour. Ce n’est pas en tirant sur les poireaux qu’on les fait pousser plus vite. Aimez de l’amour même du Dieu Trinitaire. Ayez la patience de Dieu pour l’humanité. Mais beaucoup de jeunes n’auront que votre visage et votre vie pour découvrir l’amour infini de Dieu pour eux. Je vous confie tous au Seigneur et à la Vierge Marie. Je lui demande de bénir votre mission. Ceci n’est qu’une timide invitation à construire tout au long de cette année une réflexion sur votre mission de chrétiens au sein de vos groupes. A vous de l’enrichir de votre propre expérience. Comptez sur ma confiance et ma prière.

                                                                                 U Jean-Claude BOULANGER
                                                                                     Évêque de Bayeux - Lisieux

Camp Saint Régis 2016 : depuis 20 ans à la découverte de la Russie chrétienne

DioCatho Saratov

Du 27 juin au 14 juillet : parcourir les steppes de Russie méridionale d’Orenbourg à Saratov et Volgograd, de Toula à Moscou.

Mode de transport : aller-retour Paris-Moscou  en avion; puis les trains-couchettes russes, à vitesse lente...
Buts :

  • Rencontrer les communautés locales ;
  • Participer à la liturgie orthodoxe ou catholique ;
  • Rendre divers services pratiques ;
  • Visites culturelles bien sûr ;
  • Nombreux temps de vie fraternelle.
  • Nous fêterons les 20 ans du Camp Saint Régis  à Bogoutcharovo (région de Toula).

Pour qui ? étudiants et JP 17-30 ans, russisants ou non. Inscrivez-vous sans tarder !

Prix : 1600 € (acompte de 400 € à verser avant fin 2015).
Pour plus d'infos : sur le site de la Congrégation Notre-Dame-de-la-Fidélité ou un résumé en cliquant ICI !
Contact : Soeur Catherine Déom, NDF - BP. 30 – 14 440 DOUVRES LA DELIVRANDE - Tél. 06 67 30 69 15 - E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

folklore

Ma vieille Bible…

YoucatBibleÀ l’occasion de la publication de la nouvelle Bible pour les jeunes de la collection Youcat en Allemagne le 21 octobre 2015, le pape François a écrit un avant-propos qui décrit de manière très personnelle son rapport à la Bible :

Mes chers et jeunes amis,

Si jamais vous voyiez ma Bible, il se pourrait qu’elle ne vous impressionne pas tant que cela. Quoi, c’est ça la Bible du Pape ? Un vieux livre tout abîmé… Vous pourriez m’en offrir une nouvelle, une à 1 000 dollars, mais je n’en voudrais pas ! J’aime profondément ma vieille Bible, qui m’a accompagné la moitié de ma vie. Elle a vu mes plus hautes joies, et elle a été mouillée de mes larmes. C’est mon trésor le plus précieux. Je vis d’elle, et pour rien au monde je ne voudrais m’en séparer.

Cette Bible que vous venez d’ouvrir me plaît énormément : elle est si bariolée, si riche de témoignages, de témoignages de saints, de témoignages de jeunes, et elle donne envie d’aller plus loin dans la lecture, jusqu’à la dernière page. Et ensuite ? Ensuite… vous la cachez, elle disparaît sur une étagère, derrière la troisième rangée de livres. Elle prend la poussière, et vos enfants iront la vendre un jour dans une brocante… Eh bien non, ce n’est pas ce qui doit se passer !

Je souhaite vous dire quelque chose : Aujourd’hui, il y a plus de chrétiens persécutés que dans les premiers temps de l’Église. Et pourquoi sont-ils persécutés ? Ils sont persécutés parce qu’ils portent une croix et se font les témoins de Jésus : ils se retrouvent au tribunal parce qu’ils possèdent une Bible…

La Bible est un livre extrêmement dangereux, si dangereux que dans de nombreux pays, on se comporte comme si avoir une Bible équivalait à stocker des grenades militaires dans son armoire à vêtements !

C’est un non-chrétien, le Mahatma Gandhi, qui un jour a dit : “Vous autres chrétiens, vous avez entre vos mains un livre qui contient suffisamment de dynamite pour réduire en miettes toute la civilisation, renverser le monde, faire de ce monde dévasté par la guerre un monde en paix. Mais vous faites comme s’il s’agissait juste d’un morceau de bonne littérature et rien de plus.“

Que tenez vous donc entre les mains ? Un peu de littérature ? Quelques belles et anciennes histoires ? Dans ce cas, il faut que vous disiez aux chrétiens qui se font emprisonner à cause de leur Bible : Mais vous êtes stupides ! Il ne s’agit que d’un peu de littérature ! Non, c’est par la Parole, le Verbe de Dieu, que la Lumière est entrée dans le monde, et elle ne va jamais s’éteindre.

Dans “Evangelii Gaudium“ (175), j’avais déjà dit : « Nous ne cherchons pas à tâtons dans l’obscurité, nous ne devons pas non plus attendre que Dieu nous adresse la parole parce que réellement Dieu a parlé : Il n’est plus le grand inconnu mais Il s’est révélé Lui-même. Accueillons le sublime trésor de la Parole révélée ».

Vous avez quelque chose de divin entre les mains : un livre brûlant comme les flammes ! Un livre dans lequel Dieu nous parle. Aussi, comprenez-le, la Bible n’est pas là pour être posée sur une étagère. Elle est là pour que vous l’ayez dans les mains, pour que vous la lisiez souvent, tous les jours, seuls ou à plusieurs. Vous faites bien du sport ensemble, ou du shopping : pourquoi ne liriez vous pas la Bible ensemble à deux, trois ou quatre ? Dehors, dans la nature, dans la forêt, sur la plage, le soir à la lueur des bougies… Vous feriez une expérience prodigieuse !

Ou peut-être avez vous peur, devant une telle proposition, de vous ridiculiser aux yeux des autres ?

Et puis lisez attentivement : ne restez pas à la surface comme lorsqu’on lit une bande dessinée. Il ne faut jamais survoler la parole de Dieu, mais demandez vous : Qu’est-ce que ça dit à mon cœur ? Que me dit Dieu à travers ces mots ? Me touche-t-il dans la profondeur de mes aspirations ? Que dois-je faire en réponse ?

Ce n’est que de cette manière que la force de la Parole de Dieu peut prendre toute sa dimension. Ce n’est qu’ainsi que notre vie peut changer, devenir grande et belle.

PapeFrancoisBible

Je souhaite vous dire à quel point je lis ma vieille Bible ! Souvent je la prends ici, je la lis un peu là, puis je la pose et je me laisse regarder par le Seigneur. Ce n’est pas moi qui Le regarde, c’est LUI qui me regarde. Oui, IL est là. Je Le laisse poser les yeux sur moi. Et je sens, sans sentimentalité aucune, je sens au plus profond de moi ce que le Seigneur me dit.

Parfois aussi, Il ne parle pas. Je ne sens rien, juste du vide, du vide, du vide… Mais je reste patient, et j’attends. Je lis, et je prie. Je prie assis parce que ça me fait mal de me mettre à genoux. Parfois même je m’endors en priant, mais ça ne fait rien : je suis comme un fils avec son père, et c’est ce qui est important.

Voulez vous me faire une joie ? Lisez la Bible !

Votre pape François

 

Jeunes, l'espérance est difficile, mais elle est féconde ! - pape François

Traduction intégrale de l'exhortation que le pape a faite aux jeunes, d'abondance du cœur, mardi 15 septembre 2015, à La Havane.

« Jeunes, l'espérance est difficile, mais elle est féconde ! », dit le pape François aux jeunes.

A Cuba le pape Francois appelle a servir sans ideologie article main

Il a rencontré les jeunes Cubains au centre Félix Varela, dimanche soir, 20 septembre, à La Havane. Il leur a remis le discours préparé mais il en a prononcé un autre que voici, dans notre traduction intégrale.

« L’espérance est difficile, a avoué le pape. L’espérance fait souffrir pour mener à bien un projet, elle sait se sacrifier. Es-tu capable de te sacrifier pour l’avenir ou veux-tu simplement vivre le présent et que ceux qui suivront s’arrangent ? L’espérance est féconde. L’espérance donne vie. Es-tu capable de donner la vie, ou deviendras-tu un garçon ou une fille spirituellement stérile, incapable de créer de la vie pour les autres, incapable de créer de l’amitié sociale, incapable de créer la patrie, incapable de créer de la grandeur ? L’espérance est féconde. »

Discours du pape François (improvisé)

Vous êtes debout, et moi je suis assis. Quelle honte ! Mais, savez-vous pourquoi je suis assis ? Parce que j’ai pris des notes de certaines choses qu’a dites notre compagnon et dont je veux vous parler. Un mot s’est imposé avec force : rêver. Un écrivain latino-américain disait que nous, les hommes, nous avons deux yeux, un de chair et un en verre. Avec l’œil de chair, nous voyons ce que nous regardons. Avec l’œil en verre, nous voyons ce que nous rêvons. C’est beau, n’est-ce pas ?

La capacité de rêver doit entrer dans l’objectivité de la vie. Et un jeune qui n’est pas capable de rêver est reclus en lui-même, enfermé en lui-même. Tous le monde rêve des choses qui n’arriveront jamais… Mais rêve-les, désire-les, cherche des horizons, ouvre-toi, ouvre-toi à de grandes choses. Je ne sais pas si à Cuba on emploie cette expression, mais nous, les Argentins, nous disons « no te arrugues », ne te défile pas, ouvre-toi. Ouvre-toi et rêve. Rêve que le monde peut être différent avec toi. Rêve qu’en donnant le meilleur de toi-même, tu aideras à faire que ce monde soit différent. Ne l’oubliez pas, rêvez ! Parfois, vous vous laissez transporter et vous rêvez trop, et la vie vous barre la route. Peu importe, rêvez ! Et racontez vos rêves. Racontez, parlez des grandes choses que vous désirez, parce que plus ta capacité de rêver est grande – et la vie te laisse à mi-chemin – plus tu as parcouru de route. C’est pourquoi, avant tout, rêver.

Tu as dit une petite phrase que j’avais écrite ici, pendant ton intervention, mais je l’ai soulignée et j’ai pris quelques notes : « Que nous sachions accueillir et accepter ceux qui pensent différemment. » En réalité, parfois, nous sommes fermés. Nous nous mettons dans notre petit monde : « C’est ça ou rien ! » Et tu es allé plus loin : « Que nous ne nous enfermions pas dans nos chapelles idéologiques ou religieuses. Que nous puissions grandir face aux individualismes. » Quand une religion devient un esprit de chapelle, elle perd le meilleur de ce qu’elle a, elle perd sa réalité qui est d’adorer Dieu, de croire en Dieu. C’est l’esprit de chapelle. C’est une chapelle de paroles, de prières, de « je suis bon, tu es mauvais », de prescriptions morales. Et quand j’ai mon idéologie, ma façon de penser, et toi la tienne, je m’enferme dans cette chapelle idéologique.

Des cœurs ouverts, des esprits ouverts. Si tu penses différemment de moi, pourquoi ne pas en parler ? Pourquoi sommes-nous toujours en train de nous disputer à propos de ce qui sépare, de nos différences ? Pourquoi ne pas nous donner la main à propos de ce que nous avons en commun ? Nous devons avoir le courage de parler de ce que nous avons en commun. Et après, nous pouvons parler de ce que nous avons de différent ou de ce que nous pensons différemment. Mais je dis « parler ». Je ne dis pas « nous disputer ». Je ne dis pas « nous fermer ». Je ne dis pas « faire des commérages », comme tu l’as dit toi-même. Mais cela n’est possible que quand j’ai la capacité de parler de ce que j’ai en commun avec l’autre, de ce pour quoi nous sommes capables de travailler ensemble. À Buenos Aires, – dans une paroisse nouvelle, dans une zone très, très pauvre – un groupe de jeunes universitaires construisait des locaux paroissiaux. Et le curé m’a dit : « Pourquoi ne viens-tu pas un samedi pour que je te les présente ? » Ils se dévouaient pour construire le samedi et le dimanche. C’était des garçons et des filles de l’université. J’y suis allé, je les ai vus et on me les a présentés : « Lui, c’est l’architecte, il est juif ; celui-ci est communiste, celui-ci est catholique pratiquant et celui-là… » Ils étaient tous différents, mais ils travaillaient tous ensemble pour le bien commun. C’est ce qui s’appelle l’amitié sociale, chercher le bien commun. L’inimitié sociale détruit. Et une famille se détruit par l’inimitié. Un pays se détruit par l’inimitié. Le monde se détruit par l’inimitié. Et l’inimitié la plus grande est la guerre. De nos jours, nous voyons que le monde est en train de se détruire par la guerre. Parce qu’ils sont incapables de s’asseoir et de parler : « Bon, négocions ! Que pouvons-nous faire en commun ? Sur quels points allons-nous céder ? Mais ne tuons plus d’autres personnes. » Quand il y a la division, il y a la mort. Il y a la mort dans l’âme parce que nous tuons la capacité d’unir. Nous tuons l’amitié sociale. Je vous demande cela aujourd’hui : soyez capables de créer de l’amitié sociale.

Ensuite, il y a un autre mot que tu as employé : le mot « espérance ». Les jeunes sont l’espérance d’un peuple. Cela, nous l’entendons dire partout. Mais qu’est-ce que l’espérance ? C’est être optimiste ? Non. L’optimisme est un état d’âme. Demain, tu te lèves en ayant mal au foie et tu n’es pas optimiste, tu vois tout en noir. L’espérance est plus que cela. L’espérance est difficile. L’espérance fait souffrir pour mener à bien un projet, elle sait se sacrifier. Es-tu capable de te sacrifier pour l’avenir ou veux-tu simplement vivre le présent et que ceux qui suivront s’arrangent ? L’espérance est féconde. L’espérance donne vie. Es-tu capable de donner la vie, ou deviendras-tu un garçon ou une fille spirituellement stérile, incapable de créer de la vie pour les autres, incapable de créer de l’amitié sociale, incapable de créer la patrie, incapable de créer de la grandeur ? L’espérance est féconde. L’espérance se donne dans le travail. Je veux évoquer ici un problème très grave que l’on vit en Europe, à savoir le grand nombre de jeunes qui n’ont pas de travail. Il y a des pays où le pourcentage de jeunes de moins de 25 ans au chômage est de 40 pour cent. Je pense à un pays. Dans un autre pays, de 47 pour cent et dans un autre encore, de 50 pour cent. Il est clair qu’un peuple qui ne se préoccupe pas de donner du travail aux jeunes, un peuple – et quand je dis un peuple, je ne dis pas des gouvernements – un peuple entier qui ne se préoccupe pas des gens, que ces jeunes travaillent, ce peuple n’a pas d’avenir.

Les jeunes font partie de la culture du rebut. Et nous savons tous qu’aujourd’hui, dans cet empire du dieu argent, on élimine les choses et on élimine les personnes. On élimine les enfants parce qu’on n’en veut pas ou parce qu’on les tue avant qu’ils naissent. On élimine les personnes âgées – je parle du monde, en général – on élimine les personnes âgées parce qu’elles ne produisent plus. Dans certains pays, il y a la loi sur l’euthanasie, mais dans beaucoup d’autres, il y a une euthanasie cachée, occulte. On élimine les jeunes parce qu’on ne leur donne pas de travail. Alors, que reste-t-il à un jeune sans travail ? Si un pays n’invente pas, si un peuple n’invente pas des possibilités de travail pour ses jeunes, il ne reste à ce jeune que la dépendance ou le suicide, ou d’aller à la recherche d’armées de destruction pour créer des guerres. Cette culture du rebut nous fait du mal à tous, nous enlève l’espérance. Et c’est ce que tu as demandé pour les jeunes : nous voulons de l’espérance. L’espérance qui est difficile, laborieuse, féconde. Elle nous donne du travail et nous sauve de la culture du rebut. Et cette espérance convoque, convoque tout le monde, parce qu’un peuple qui sait se convoquer lui-même pour regarder l’avenir et construire de l’amitié sociale – comme je l’ai déjà dit, même si l’on pense différemment – ce peuple a de l’espérance.

Et si je rencontre un jeune sans espérance – je l’ai déjà dit une fois – ce jeune est un « retraité ». Il y a des jeunes qui ont l’air de partir à la retraite à 22 ans. Ce sont des jeunes avec une tristesse existentielle. Ce sont des jeunes qui ont misé leur vie sur un défaitisme de base. Ce sont des jeunes qui se lamentent. Ce sont des jeunes qui fuient la vie. Le chemin de l’espérance n’est pas facile et on ne peut pas le parcourir seul. Il y a un proverbe africain qui dit : « Si tu veux arriver vite, pars tout seul ; mais si tu veux aller loin, pars accompagné. » Et je veux que vous, jeunes Cubains, même si vous pensez différemment, même si vous avez des points de vue différents, vous marchiez en compagnie, ensemble, en cherchant l’espérance, en cherchant l’avenir et la noblesse de votre patrie.

Nous avons commencé avec le mot « rêver » et je veux conclure avec une autre expression que tu m’as dite et que j’utilise souvent : la culture de la rencontre. S’il vous plaît, ne nous divisons pas entre nous. Marchons ensemble, unis, même si nous pensons différemment, même si nous sentons les choses différemment. Mais il y a quelque chose qui nous est supérieur, c’est la grandeur de notre peuple, c’est la grandeur de notre patrie, et c’est à cette beauté, à cette douce espérance de la patrie que nous devons arriver. Merci.

Bon, je vous salue en vous souhaitant tout le bien possible, en vous souhaitant… tout ce que je vous ai dit. Je vous le souhaite. Je prierai pour vous. Et je vous demande de prier pour moi. Et si quelqu’un parmi vous n’est pas croyant – et qu’il ne peut pas prier parce qu’il n’est pas croyant – qu’au moins il me souhaite de bonnes choses. Que Dieu vous bénisse, qu’il vous fasse avancer sur ce long chemin d’espérance vers la culture de la rencontre, en évitant l’esprit de chapelle dont a parlé notre compagnon. Et que Dieu vous bénisse tous.

© Traduction de Zenit, Constance Roques

18-35 ans - Cet été avec les Carmes : Castille 1-10 août et Chantier spirituel 23-28 août !

Cet été, les Carmes de Paris organisent avec plusieurs jeunes du groupe Va'Carme 2
des PROPOSITIONS POUR LES 18 - 35 ANS
marquées par l'ANNÉE JUBILAIRE DES 500 ANS DE LA NAISSANCE DE SAINTE THÉRÈSE D'AVILA !

TractjeunesCastille2015
1. PÉLÉ SUR LES TRACES DE STE THÉRÈSE D'AVILA: CASTILLE DU 1 AU 10 AOÛT
Découvrir-Prier-Marcher-Rencontrer-Se détendre
3 JOURS À TOLÈDE
3 JOURS À AVILA
1 JOUR À DURUELO- ALBA DE TORMES
RENCONTRE INTERNATIONALE des jeunes d'Europe
Au programme, chaque jour :
- Prière : messe, oraison, veillées…
- Contenu spi' : enseignements, partages, témoignages
- Découverte : visites, rencontres, chants…
Avec 2 jeunes Pères Carmes :
www.carmes-paris.org/stj500-jeunes
INSCRIPTIONS AVANT LE 30/06 auprès d'Aure-Anne:
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IL NE RESTE QUE QUELQUES PLACES (GROUPE DE 30)!

 

TractChantierdelafoiaout2015 mini2. CHANTIER DE LA FOI #3 - 5 JOURS POUR (SE) CONSTRUIRE DANS LA FOI: AVON DU 23 AU 28 AOÛT
Un CADRE porteur pour vivre une EXPÉRIENCE avec le CHRIST et grandir dans ta foi. DONNER du temps pour aider une communauté, le tout avec d'autres jeunes, dans un climat sympa et paisible.
Thème 2015 : « MA LIBERTÉ, POUR QUOI FAIRE? »
Chaque jour, en plus des offices liturgiques et de la messe :
Matin : enseignements, temps personnel et partage
Après-midi : travail manuel/ ballade, oraison/adoration, rencontre d'un frère
Soirée : film, découverte des icônes, veillée de prière, soirée festive…
www.carmes-paris.org/chantier2015
avec le témoignage d'un participant : "chaque moment est vécu en communion fraternelle"
Inscriptions : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
SE POSER AVEC JÉSUS AVANT LA RENTRÉE !

CET ÉTÉ, GARDEZ LE CAP SUR L'ESSENTIEL, L'AMITIÉ EN CHRIST !!!

Province de Paris des Carmes déchaux
Va'Carme, groupe des étudiants et jeunes professionnels Paris
www.carmes-paris.org
www.carmel.asso.fr

Clique sur les tract pour avoir toutes les infos !!!